Un Français s’installe en République tchèque sans visa, sans titre de séjour et sans permis de travail. La seule formalité obligatoire à l’arrivée est de signaler son lieu de séjour à la police des étrangers dans les 30 jours, lorsque le séjour doit dépasser 30 jours et que l’hébergeur ne l’a pas fait. Ce qui se décide vraiment se joue ailleurs : le statut sous lequel on travaille, l’assurance santé, le logement et, pour une famille, l’école.
Ce dossier est centré sur Prague. Chaque article suit les pages officielles tchèques et françaises, indique sa date de vérification et convertit les montants en euros au cours de la Banque nationale tchèque. Le pays est dans l’Union mais pas dans la zone euro : salaire, loyer, cotisations et écolages se paient en couronnes (CZK).
Trois questions décident de l’ordre des démarches :
Une nouvelle loi sur le séjour des étrangers, adoptée par la Chambre des députés le 11 septembre 2026, est inscrite à la session du Sénat qui s’ouvre le 21 octobre 2026. Elle prévoit de rendre obligatoire l’enregistrement des citoyens de l’Union ; le ministère de l’Intérieur annonce une entrée en vigueur au 1er janvier 2029. Ce dossier sera mis à jour après le vote.
Non. Un citoyen de l’Union séjourne, travaille et crée une activité en Tchéquie sans visa ni permis. La seule obligation à l’arrivée est de signaler son lieu de séjour à la police des étrangers dans les 30 jours, sous peine d’une amende pouvant atteindre 3 000 CZK.
Pas aujourd’hui. Il se demande pour un séjour de plus de trois mois, sert à prouver la durée du séjour et déclenche l’attribution d’un numéro de naissance tchèque (rodné číslo), l’identifiant qu’utilisent les administrations, les caisses d’assurance et certaines banques. La loi en discussion au Sénat le rendrait obligatoire.
Un salarié célibataire sans enfant conserve entre 76 % et 79 % de son brut : 65 000 CZK bruts par mois donnent 50 280 CZK nets.
Le salarié voit ses cotisations et son impôt retenus par l’employeur. L’indépendant en živnost verse lui-même ses acomptes d’assurance sociale et santé, ou un forfait unique s’il relève du régime forfaitaire. La s.r.o. paie l’impôt sur les sociétés à 21 %, puis les dividendes versés à l’associé sont imposés à leur tour.
Chaque article de ce dossier décrit des règles générales à leur date de publication et renvoie, pour votre situation propre, aux organismes compétents et aux professionnels réglementés. Pour poser un scénario écrit et un plan d’action, votre plan d’expatriation est le point de départ que nous recommandons (500 EUR, déduits en cas de poursuite en accompagnement global), ou un premier échange pour en parler.