Rue de la vieille ville de Nauplie au matin, façades néoclassiques à balcons en fer forgé et terrasse de café, Péloponnèse
Vieille ville de Nauplie, Péloponnèse

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Mis à jour le 25 octobre 2026.

Depuis le 25 septembre 2026, un retraité qui transfère sa résidence fiscale en Grèce a jusqu’au 31 octobre, et non plus jusqu’au 31 mars, pour demander le régime d’imposition à 7 % sur ses revenus de source étrangère. Sept mois de plus pour préparer un dossier, et un calendrier que la plupart des guides en français n’ont pas encore mis à jour.

Cet article explique ce que le régime couvre réellement, quelle pension française y est éligible selon la convention fiscale de 2022, ce qui se passe côté France au moment du départ, et ce que coûte la vie sur place une fois sortis des zones touristiques. Il s’adresse aux retraités du secteur privé qui partent de France, et à ceux qui partent de Suisse avec une rente AVS et un deuxième pilier.

Il ne remplace pas un fiscaliste franco-grec : les cas particuliers y sont signalés, pas tranchés.

Pourquoi la Grèce en 2026

La Grèce est devenue, par élimination, la destination fiscale la plus lisible d’Europe du Sud pour un retraité français. Le Portugal a fermé son régime RNH aux nouveaux arrivants ; l’Italie propose bien 7 % pendant dix ans, mais uniquement dans des communes du Sud de moins de 30 000 habitants. La Grèce offre 7 % pendant quinze ans, sans condition géographique et sans investissement.

Deux choses ont changé en 2026 :

  1. La loi 5313/2026 (publiée au Journal officiel grec le 25 juin 2026) a modifié l’article 5B du code grec de l’impôt sur le revenu : l’impôt forfaitaire se paie désormais en une fois avant le dernier jour ouvré de décembre, et non plus de juillet.
  2. La décision A.1192/2026 de l’administration fiscale (AADE), annoncée le 25 septembre 2026, a reporté la date limite de demande du 31 mars au 31 octobre.

Ce qui n’a pas changé : le régime reste conditionné à une vraie installation, 183 jours par an ou centre des intérêts vitaux en Grèce, et il ne concerne pas toutes les pensions françaises (voir plus bas).

Le régime à 7 % : ce qu’il est, ce qu’il n’est pas

Le régime de l’article 5B, créé par la loi 4714/2020, impose au taux forfaitaire de 7 % l’ensemble des revenus de source étrangère d’un retraité qui transfère sa résidence fiscale en Grèce, pendant quinze années fiscales. L’impôt est libératoire : pas de barème progressif, pas de contribution additionnelle sur ces revenus.

ÉlémentRègle en vigueur (octobre 2026)
Taux7 % forfaitaires, libératoires
Durée15 années fiscales à compter de l’année d’adhésion
Revenus couvertsTous les revenus de source étrangère : pension, dividendes, intérêts, loyers hors Grèce, plus-values
Revenus non couvertsLes revenus de source grecque (loyers d’un bien en Grèce, par exemple), imposés au barème grec ordinaire
Condition 1Percevoir une pension de source étrangère, publique ou privée
Condition 2Ne pas avoir été résident fiscal grec pendant 5 des 6 années précédant le transfert
Condition 3Venir d’un pays lié à la Grèce par une convention d’assistance administrative en matière fiscale (la France, la Suisse et le Canada en font partie)
Date limite de demande31 octobre (décision AADE A.1192/2026 du 25 septembre 2026, auparavant 31 mars)
Année de prise d’effetArrivée au plus tard le 2 juillet et demande avant le 31 octobre de la même année : effet dès l’année d’arrivée. Arrivée après le 2 juillet : effet à partir de l’année suivante, demande avant le 31 octobre de cette année-là
PaiementEn une seule fois, avant le dernier jour ouvré de décembre (loi 5313/2026, auparavant juillet)
Investissement requisAucun
Service compétentCentre des impôts des résidents étrangers (KEFODE) d’Athènes ou de Thessalonique

À ne pas confondre avec le régime « non-dom » de l’article 5A, destiné aux particuliers fortunés : impôt forfaitaire de 100 000 EUR par an, investissement minimum de 500 000 EUR en Grèce dans les trois ans. Plusieurs guides francophones mélangent les deux. Le régime des retraités ne demande aucun investissement.

Le régime ne touche pas aux droits de succession ni de donation, qui restent dus selon les règles grecques pour les biens situés en Grèce et selon les conventions applicables pour le reste.

Quelle pension est éligible

Le taux de 7 % ne s’applique qu’aux revenus que la Grèce a le droit d’imposer. Pour un Français, c’est la convention fiscale France-Grèce signée le 11 mai 2022, entrée en vigueur le 30 décembre 2023 et applicable depuis le 1er janvier 2024, qui répartit ce droit.

Origine de la pensionQui imposeÉligible au 7 %
Régime général (CNAV), Agirc-Arrco, régimes complémentaires du privé, rentes de contrats d’épargne retraiteLa Grèce, État de résidenceOui
Fonction publique (État, collectivités, hôpitaux), régimes de pension d’un employeur publicLa France, État payeur, sauf retraité résidant en Grèce et de nationalité grecqueNon, la pension reste imposée en France
Revenus fonciers d’un bien situé en FranceLa France, avec élimination de la double imposition par crédit d’impôt en GrècePartiellement : l’impôt français reste dû
Dividendes, intérêts, assurance-vie de source françaiseLa Grèce, sous réserve d’une retenue à la source française limitée par la conventionOui, pour l’impôt grec

Conséquence pratique : un couple composé d’un ancien cadre du privé et d’une ancienne enseignante verra la première pension imposée à 7 % en Grèce et la seconde continuer de relever du barème français. Le calcul d’économie se fait pension par pension, jamais sur le total du foyer.

Retraités belges : la convention Belgique-Grèce de 2004 (article 18 § 2) maintient l’imposition des pensions en Belgique. Un retraité belge installé en Grèce ne bénéficie pas du 7 % sur sa pension.

Retraités partant de Suisse : la Suisse figure parmi les pays dont la convention avec la Grèce permet l’accès au régime. En revanche, le traitement de chaque flux diffère : rente AVS, rente LPP, retrait en capital du deuxième pilier (soumis à l’impôt à la source suisse, remboursable sous conditions), troisième pilier. Chaque cas se vérifie flux par flux avant le départ ; un article dédié au corridor Suisse-Grèce suivra.

Exemple chiffré

Un retraité seul, ancien salarié du privé, perçoit 50 000 EUR bruts de pension par an (30 000 EUR de régime de base, 20 000 EUR d’Agirc-Arrco). Ordres de grandeur, barème 2026 sur les revenus 2025, sans réduction ni crédit d’impôt particulier :

PosteRésident fiscal en FranceRésident fiscal en Grèce (régime 7 %)
Impôt sur le revenuEnviron 6 000 EUR (barème progressif après abattement de 10 %)3 500 EUR (7 % de 50 000 EUR)
CSG, CRDS, CASAEnviron 4 550 EUR (9,1 % au taux plein)0 EUR (non-résident fiscal)
Cotisation d’assurance maladie (COTAM)0 EUREnviron 1 800 EUR (3,2 % sur la base, 4,2 % sur la complémentaire)
Total prélevé sur la pensionEnviron 10 500 EUREnviron 5 300 EUR

L’écart annuel se situe autour de 5 000 EUR pour ce profil. Il grandit avec le niveau de pension, puisque le 7 % est plat alors que le barème français monte à 41 % puis 45 %.

Ce que l’exemple ne couvre pas :

  • l’assurance santé privée recommandée sur place, entre 1 200 et 3 000 EUR par an et par personne selon l’âge ;
  • une pension de la fonction publique dans le foyer, qui resterait imposée en France ;
  • les revenus fonciers français, toujours imposés en France ;
  • l’impôt sur la fortune immobilière, qui continue de viser les biens situés en France ;
  • le coût de la double déclaration et de l’accompagnement (fiscaliste franco-grec, comptable local).

Côté France : sortir proprement de la résidence fiscale

Le 7 % grec ne vaut que si la France cesse de vous considérer comme résident fiscal. Le transfert se prépare avant le départ et se constate l’année suivante.

  1. Résidence fiscale : foyer, séjour principal, activité et centre des intérêts économiques doivent basculer en Grèce. Garder une résidence principale occupée en France ou y passer la majeure partie de l’année fait échouer le transfert.
  2. Année du départ : la déclaration se scinde. Les revenus perçus jusqu’à la date du départ se déclarent comme résident ; ceux perçus après, comme non-résident, sur le formulaire 2042-NR annexé à la 2042. La pension privée perçue après le départ relève de la Grèce.
  3. Caisses de retraite : chaque caisse (CNAV, Agirc-Arrco, autres) doit recevoir l’adresse grecque et, pour appliquer la convention, l’attestation de résidence fiscale grecque. Sans elle, la caisse applique le régime de droit commun des non-résidents.
  4. Prélèvements sociaux : un retraité non résident fiscal est exonéré de CSG, de CRDS et de CASA sur ses pensions. En contrepartie, une cotisation d’assurance maladie (COTAM) est prélevée : 3,2 % sur la pension de base, 4,2 % sur les complémentaires, dès lors que vous restez rattaché à l’assurance maladie française via le formulaire S1.
  5. Certificat de vie : à renvoyer chaque année dans le délai fixé par la caisse, faute de quoi la pension est suspendue.
  6. Service des impôts des non-résidents : votre dossier y est transféré ; les revenus que la France conserve le droit d’imposer (pension publique, revenus fonciers) y sont déclarés chaque année.

Les retenues à la source françaises prévues pour les non-résidents ne s’appliquent aux pensions que lorsque la convention laisse à la France le droit d’imposer. Pour une pension privée versée à un résident grec, ce n’est pas le cas une fois l’attestation de résidence fournie.

Santé : deux niveaux de couverture

Un retraité français installé en Grèce ne perd pas ses droits à l’assurance maladie, mais il doit organiser deux couvertures qui ne se recoupent pas.

Niveau 1, le formulaire S1. Demandé à votre caisse d’assurance maladie avant le départ, il vous inscrit auprès du système public grec (EOPYY) dans les mêmes conditions qu’un assuré grec : médecins conventionnés, hôpitaux publics, médicaments remboursés avec reste à charge. La France reste la caisse payeuse, d’où la cotisation COTAM prélevée sur la pension. Lors de vos séjours en France, la carte européenne d’assurance maladie couvre les soins.

Niveau 2, une assurance privée. Le secteur public grec a subi dix ans de coupes budgétaires : délais d’attente, barrière de la langue hors des grandes villes, équipements inégaux. Les cliniques privées (Hygeia, Metropolitan, Athens Medical Center à Athènes, hôpital universitaire à Thessalonique) ne sont pas couvertes par le S1 et fonctionnent en paiement direct. La plupart des retraités installés souscrivent une assurance santé internationale pour les consultations privées et surtout l’hospitalisation : comptez 1 200 à 3 000 EUR par an et par personne entre 60 et 70 ans, davantage ensuite ou avec antécédents.

Le choix du lieu est un choix médical. Un suivi spécialisé régulier impose Athènes, Thessalonique, Héraklion ou La Canée. Sur une petite île des Cyclades, l’accès à un spécialiste hors saison passe par un transfert vers le continent, parfois en urgence.

À anticiper aussi : la question du vieillissement sur place. Perte d’autonomie, décès du conjoint, retour en France devenu nécessaire : ces scénarios se préparent avant le départ, pas pendant.

Coût de la vie réel et où s’installer

Le coût de la vie en Grèce est inférieur de 20 à 30 % à celui de la France en moyenne, à condition de ne pas s’installer là où les prix de haute saison s’appliquent toute l’année. Santorin, Mykonos, Paros, la ville de Rhodes et les beaux quartiers d’Athènes relèvent de cette catégorie.

Ce qui coûte vraiment moins cher : le logement hors zones touristiques, les produits frais des marchés, les tavernes de quartier, les services à la personne. Ce qui ne l’est pas ou plus : l’électricité, les produits importés, l’assurance santé privée, l’immatriculation d’un véhicule étranger après six mois.

ZoneLoyer mensuel, appartement 1 à 2 chambresProfil
Athènes, quartiers centraux (Kolonaki, Pangrati, Koukaki) et riviera sud (Glyfada, Vouliagmeni)700 à 1 200 EURAccès aux meilleurs hôpitaux, vols directs, vie culturelle, communauté francophone structurée
Athènes, quartiers résidentiels (Nea Smyrni, Ilioupoli, Kallithea)500 à 750 EURMême accès aux services, loyers plus doux
Thessalonique400 à 700 EURVille à taille humaine, hôpital universitaire, aéroport international, hivers plus froids
Crète (La Canée, Héraklion)400 à 700 EURÎle autonome à l’année, hôpitaux, aéroports, communauté internationale établie
Péloponnèse (Nauplie, Kalamata, Pylos)300 à 600 EURImmobilier parmi les plus bas du pays, Athènes à 1h30 ou 2h30 par autoroute, hôpital général à Kalamata
Corfou, Rhodes400 à 800 EURÎles qui vivent à l’année, aéroport, hôpital de référence à Rhodes

Budget mensuel réaliste pour une personne seule hors zones touristiques : 1 100 à 1 500 EUR. Pour un couple : 1 400 à 2 200 EUR à Athènes, 1 000 à 1 600 EUR dans le Péloponnèse.

Les petites Cyclades (Sifnos, Tinos, et dans une moindre mesure Paros) se vident entre novembre et avril : commerces fermés, ferries réduits, isolement réel. À réserver aux séjours, pas à la résidence permanente.

Conseil partagé par tous les guides sérieux : louer au moins six mois à un an avant d’acheter.

Les démarches dans l’ordre

Un ressortissant français s’installe librement en Grèce. Les formalités commencent sur place et demandent de la patience, souvent l’aide d’un professionnel local.

  1. Avant le départ : formulaire S1 auprès de la caisse d’assurance maladie ; dossier de pension (attestations des caisses, relevés) ; justificatifs de résidence fiscale française des cinq dernières années ; traductions assermentées en grec des pièces clés.
  2. À l’arrivée, le numéro fiscal AFM : délivré par le bureau des impôts local sur présentation du passeport. Sans AFM, impossible d’ouvrir un compte, de signer un bail ou de déposer la demande de régime.
  3. Compte bancaire et bail (ou acte de propriété) : les deux servent de preuve de résidence.
  4. Après trois mois : enregistrement auprès du bureau des étrangers de la police hellénique, avec preuve de ressources et d’assurance santé, pour obtenir le certificat de résidence.
  5. Demande d’adhésion au régime 5B : auprès du KEFODE d’Athènes ou de Thessalonique, avant le 31 octobre, avec les justificatifs de pension étrangère et l’attestation de résidence fiscale antérieure.
  6. Chaque année : déclaration grecque des revenus mondiaux, paiement de l’impôt forfaitaire avant le dernier jour ouvré de décembre, déclaration française des revenus que la France conserve, certificat de vie aux caisses.

Calendrier type pour une arrivée au premier semestre : installation et AFM entre janvier et juin, enregistrement de résidence à l’été, demande de régime avant le 31 octobre, première année d’application dès l’année d’arrivée si celle-ci a eu lieu au plus tard le 2 juillet.

L’administration fiscale grecque répond dans un délai qu’elle fixe elle-même depuis la loi 5313/2026 ; l’ancien délai légal de 60 jours n’est plus garanti.

Pièges et limites

  • Pension publique française : enseignant, policier, agent territorial, hospitalier, militaire. La pension principale reste imposée en France. Le régime grec ne la touche pas.
  • Revenus de source grecque : loyers d’un bien acheté en Grèce, revenus d’une activité locale. Ils sortent du 7 % et relèvent du barème grec ordinaire.
  • Non-paiement : l’impôt forfaitaire se règle en une fois. Un défaut de paiement fait perdre le régime et rebascule l’ensemble des revenus au barème grec.
  • Résidence réelle : 183 jours par an ou centre des intérêts vitaux en Grèce. Une résidence de papier avec une vie restée en France expose à un redressement des deux côtés.
  • Succession et donation : le 7 % n’exonère de rien. Les biens situés en Grèce suivent les droits grecs (abattement d’environ 150 000 EUR par enfant en ligne directe, puis barème progressif) ; les biens situés en France restent soumis aux règles françaises selon la convention successorale applicable.
  • Déclaration des avoirs étrangers : comptes, contrats d’assurance-vie et biens détenus hors de Grèce doivent être déclarés dans la déclaration grecque annuelle. L’omission est sanctionnée.
  • Véhicule : une voiture immatriculée en France doit être réimmatriculée en Grèce après six mois, avec des frais qui surprennent.
  • Achat immobilier : possible pour un étranger hors certaines zones frontalières, mais avocat local indispensable, distinct du fiscaliste. Les forums regorgent de dossiers mal accompagnés.
  • Retour en France : il rouvre l’intégralité de la fiscalité française et pose la question du rapatriement des droits. À lire en miroir : notre dossier Retour en France.

Ce qui relève d’un professionnel

Cet article décrit des règles générales. Plusieurs décisions dépendent de la situation de chacun et relèvent d’un fiscaliste franco-grec ou d’un avocat.

  • La qualification de chaque pension (privée ou publique) sous la convention France-Grèce de 2022.
  • Le traitement des flux suisses (AVS, LPP, retrait en capital) pour un départ de Suisse.
  • L’articulation entre la déclaration grecque des revenus mondiaux et les revenus que la France conserve.
  • Tout achat immobilier en Grèce (avocat local distinct du fiscaliste).

Questions fréquentes

Le régime à 7 % existe-t-il toujours en 2026 ?

Oui. Il a été aménagé par la loi 5313/2026 (paiement en décembre) et par la décision AADE A.1192/2026 (demande avant le 31 octobre), pas supprimé.

Ma retraite de fonctionnaire est-elle imposée à 7 % en Grèce ?

Non. La convention France-Grèce de 2022 maintient l’imposition en France des pensions publiques, sauf pour un résident grec de nationalité grecque.

Faut-il investir en Grèce pour en bénéficier ?

Non. L’obligation d’investir 500 000 EUR concerne le régime non-dom des particuliers fortunés (article 5A), pas celui des retraités (article 5B).

Combien de temps dure le régime ?

Quinze années fiscales à compter de l’année d’adhésion.

Puis-je conserver ma Sécurité sociale française ?

Oui, via le formulaire S1, qui vous inscrit au système public grec. Une cotisation d’assurance maladie de 3,2 % (base) et 4,2 % (complémentaire) est alors prélevée sur la pension, à la place de la CSG et de la CRDS.

Un retraité belge ou suisse peut-il en bénéficier ?

Un retraité belge, non : sa convention maintient l’imposition en Belgique. Un retraité partant de Suisse, oui en principe, mais le traitement de l’AVS, de la LPP et d’un retrait en capital se vérifie flux par flux.

Que se passe-t-il si j’arrive en septembre ?

Le régime s’applique à partir de l’année suivante. La demande se dépose après le 31 octobre de l’année d’arrivée et avant le 31 octobre de l’année suivante.

Le 7 % couvre-t-il les droits de succession ?

Non. Les biens situés en Grèce suivent les droits de succession grecs, les biens situés en France les règles françaises.

Sources

Textes et administration grecs

Convention et côté France

Autres guides consultés

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Rédigé par Sidney LAKEHAL, fondateur d’expatriation.io. En savoir plus sur le cabinet.

Cet article a une vocation éducative et informative. EXPATRIATION.IO ne fournit aucun conseil juridique, fiscal ou financier. Les règles décrites sont celles en vigueur en octobre 2026 et peuvent évoluer ; chaque situation (nature des pensions, patrimoine, composition du foyer, nationalité) appelle l’analyse d’un professionnel réglementé, fiscaliste franco-grec ou avocat, avant toute décision.

Pour poser un scénario écrit et un plan d’action, votre plan d’expatriation est le point de départ que nous recommandons (à partir de 500 EUR selon votre situation, déduits en cas de poursuite en accompagnement global), ou un premier échange pour en parler.

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