Temples du centre historique de Bangkok, Thaïlande
Temples du centre historique de Bangkok, Thaïlande

Mis à jour le 31 août 2026.

La Thaïlande reste l’une des destinations les plus recherchées des Français en Asie du Sud-Est, et l’une des rares à proposer une porte d’entrée adaptée à presque chaque profil. En 2026, quatre voies principales permettent de s’y installer : le visa DTV pour le travail à distance (500 000 THB de fonds à justifier), les visas retraite Non-O et O-A à partir de 50 ans (800 000 THB d’épargne ou 65 000 THB de revenu mensuel), le visa LTR de 10 ans pour les profils à revenus élevés, et le visa de travail Non-B avec un employeur local. Le coût de la vie reste sensiblement inférieur à celui de la France, avec de fortes variations entre Bangkok et les villes secondaires. Ce guide passe en revue les conditions d’entrée, les visas d’installation, le budget, la santé et les principales villes où poser ses valises.

Entrer en Thaïlande en 2026 : ce qui a changé

Depuis juillet 2024, les ressortissants français bénéficient d’une exemption de visa touristique de 60 jours. Le gouvernement thaïlandais a toutefois validé en mai 2026 le principe d’un retour à 30 jours : la durée applicable au moment de votre voyage doit être vérifiée sur le portail officiel de l’e-visa thaïlandais (thaievisa.go.th) ou auprès de l’ambassade royale de Thaïlande à Paris. Par ailleurs, une carte d’arrivée numérique (Thailand Digital Arrival Card) doit être remplie en ligne avant l’entrée sur le territoire depuis 2025. L’exemption touristique permet de découvrir le pays, mais elle ne constitue pas un cadre d’installation : y enchaîner les séjours attire l’attention des services d’immigration.

Travailler à distance : le visa DTV

Lancé en 2024, le Destination Thailand Visa s’adresse aux télétravailleurs, indépendants du numérique et participants à des activités dites de soft power (boxe thaïe, cuisine, formations longues). Il est valable cinq ans, en entrées multiples, avec des séjours de 180 jours par entrée, prolongeables une fois. La condition financière principale est la preuve d’une épargne d’au moins 500 000 THB, que les consulats demandent généralement de détenir depuis au moins trois mois, et les frais de dossier s’élèvent à 10 000 THB. Le DTV n’autorise pas l’emploi auprès d’une entreprise thaïlandaise : il couvre le travail à distance pour des clients ou employeurs étrangers. Sur l’équilibre de vie qu’implique ce statut, notre article sur nomadisme numérique et santé mentale apporte un contrepoint utile.

La retraite en Thaïlande : Non-O et O-A à partir de 50 ans

Deux parcours coexistent pour les plus de 50 ans. Le visa Non-O, souvent délivré pour 90 jours puis converti sur place en extension annuelle renouvelable, suppose de justifier de 800 000 THB sur un compte bancaire thaïlandais, selon des règles de détention précises avant et après la demande. Le visa O-A, demandé depuis la France, est valable un an en entrées multiples et repose sur les mêmes seuils financiers (800 000 THB d’épargne ou 65 000 THB de revenu mensuel, pension comprise), auxquels s’ajoutent un extrait de casier judiciaire, un certificat médical et une assurance santé dont la couverture minimale exigée est de l’ordre de 3 000 000 THB. Dans les deux cas, un pointage auprès de l’immigration est requis tous les 90 jours. Les montants et pièces exactes évoluent régulièrement : la liste en vigueur est celle publiée par l’ambassade royale de Thaïlande. Pour situer la Thaïlande parmi les autres destinations de retraite, notre panorama retraite à l’étranger donne les clés de comparaison.

Le visa LTR pour les profils à hauts revenus

Le visa Long-Term Resident, géré par le Board of Investment thaïlandais, offre un titre de dix ans à quatre catégories de candidats, dont les retraités fortunés et les télétravailleurs de grandes entreprises. Pour la catégorie des retraités, le seuil de référence est un revenu passif de 80 000 USD par an, ou de 40 000 USD assorti d’un investissement local de 250 000 USD. Ces niveaux réservent de fait le LTR à une minorité de dossiers, mais il offre en contrepartie des séjours longs sans renouvellement annuel et un pointage annuel plutôt que trimestriel.

Travailler pour un employeur thaïlandais : Non-B et permis de travail

L’emploi local passe par un visa Non-Immigrant B parrainé par l’employeur, suivi d’un permis de travail délivré après l’arrivée. Les secteurs ouverts aux étrangers, les quotas et les niveaux de salaire attendus varient selon les profils. Avant d’accepter une offre, il peut être utile d’estimer son salaire net en Thaïlande après impôt et cotisations. La constitution du dossier mérite l’avis d’un avocat en droit des étrangers, en particulier pour les créations d’entreprise et les statuts d’indépendant.

Quel budget prévoir

Le coût de la vie thaïlandais reste nettement inférieur aux grandes métropoles françaises, avec un écart marqué entre Bangkok, où les loyers des quartiers centraux se rapprochent des standards internationaux, et des villes comme Chiang Mai où le budget logement est bien plus contenu. Les postes qui surprennent le plus les nouveaux arrivants sont l’assurance santé internationale, les écoles privées pour les familles et les trajets réguliers vers la France. Notre article dédié au budget d’une expatriation en Thaïlande détaille les ordres de grandeur poste par poste, et notre comparateur de coût de la vie permet d’ajuster selon votre situation.

Santé et assurance

Les hôpitaux privés de Bangkok comptent parmi les plus réputés d’Asie et servent une clientèle internationale, avec des tarifs en conséquence. Hors des grandes villes, l’offre de soins est plus inégale. Une assurance santé internationale adaptée à la durée du séjour est indispensable, qu’elle soit exigée par le visa (cas de l’O-A) ou non. Les conditions de couverture, d’âge limite et d’exclusions varient fortement d’un contrat à l’autre et méritent une lecture attentive avant le départ.

Où s’installer

Bangkok concentre l’emploi qualifié, les écoles internationales et la vie de réseau, au prix d’une circulation dense et de loyers élevés dans les quartiers prisés des expatriés. Chiang Mai attire les télétravailleurs et les retraités pour son rythme plus doux et son budget contenu, avec une saison des brumes à anticiper en début d’année. Phuket et Hua Hin séduisent les profils en recherche de bord de mer, avec des écosystèmes d’expatriés bien installés. Les codes culturels thaïlandais, au travail comme au quotidien, sont présentés dans notre fiche culturelle Thaïlande.

La fiscalité : le seuil des 180 jours

Toute personne présente 180 jours ou plus en Thaïlande sur une année civile y devient résidente fiscale. Le traitement des revenus de source étrangère rapatriés dans le pays a évolué à plusieurs reprises depuis 2024 et reste mouvant. Une convention fiscale lie par ailleurs la France et la Thaïlande. L’analyse d’une situation individuelle, en particulier pour les retraités et les télétravailleurs, mérite l’avis d’un avocat fiscaliste familier des deux juridictions.

Préparer le départ

Entre le choix du visa, la banque, l’assurance et le logement, une installation en Thaïlande se prépare sur plusieurs mois. Notre checklist départ expatriation déroule le rétroplanning complet, et notre service accompagnement visa et carte de résidence documente le cadre général des démarches.

Information éditoriale. Cet article a une vocation strictement informative et éditoriale. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Les informations présentées sont susceptibles d’évoluer et reflètent l’état du droit et des pratiques à la date de publication. Pour toute décision concrète, consultez un avocat, un notaire, un fiscaliste ou un conseil en investissement financier inscrit auprès des autorités compétentes.

Vous avez un projet en Thaïlande ? Réservez un échange pour en discuter.
Prendre rendez-vous

POUR ALLER PLUS LOIN

Nos outils pour préparer votre expatriation

SIMULATEUR FINANCIER

Salaire net dans 75+ pays

Calculez votre salaire net avec impôt à la source, cotisations sociales et charges locales, dans 75+ pays, 51 états américains, et 13 provinces canadiennes.

Simuler mon salaire →

COMPARAISON FISCALE

Comparaison fiscale France

Comparez le revenu net après impôt et cotisations, côte à côte, entre la France et votre pays cible.

Comparer les impôts →

CULTURE PROFESSIONNELLE

Guides par pays

Vivre et travailler dans chaque pays : codes culturels, usages professionnels, quotidien et intégration.

Explorer les pays →
À PROPOS DE NOTRE PÉRIMÈTRE

EXPATRIATION.IO est un cabinet de conseil en expatriation et mobilité internationale. Nous n'exerçons aucune activité réglementée. Nos prestations consistent à accompagner nos clients dans la définition et l'organisation de leur projet d'expatriation, hors démarches réglementées. Pour toute question juridique, fiscale ou patrimoniale, nous orientons vers les catégories de professionnels indépendants compétents (avocats, notaires, experts-comptables, conseils en gestion de patrimoine).