Le nouveau Global Retirement Index 2026 d’International Living vient de paraître. Pour la première fois de son histoire, la Grèce s’empare de la première place mondiale, devançant Panama qui occupait ce rang depuis plusieurs années. L’Europe confirme sa domination avec cinq pays dans le top 10 : Grèce, Portugal, Italie, France et Espagne.
Ce classement est une référence sérieuse. Il repose sur des données réelles collectées auprès d’expatriés installés sur place, et non sur des statistiques officielles ou des avis en ligne. Il évalue le coût de la vie tel que vécu au quotidien, la qualité et le prix des soins de santé, les options de visa et de résidence, les infrastructures, le climat et surtout la facilité à s’intégrer et à se sentir chez soi.
Pourtant, même s’il ouvre des horizons intéressants, ce rapport ne doit jamais devenir le point de départ de votre projet. Sur expatriation.io, nous constatons année après année la même réalité : la grande majorité des expatriations qui déraillent ou qui s’arrêtent prématurément ne le font pas à cause d’un mauvais choix de pays. Elles échouent à cause d’un ordre des décisions complètement inversé.
Choisir une destination trop tôt, avant d’avoir clarifié ses priorités profondes, ses contraintes réelles et son horizon à moyen et long terme, crée presque systématiquement des ajustements coûteux, du stress chronique et, trop souvent, un retour forcé.
Derrière les chiffres et les classements se dessine une tendance claire : les pays qui montent aujourd’hui sont ceux qui offrent encore un équilibre rare entre qualité de vie élevée et coût raisonnable, avant que l’inflation liée au tourisme international et à la demande des expatriés ne les rende inaccessibles.
La Grèce illustre parfaitement ce moment « sweet spot ». Elle combine plus de trois cents jours de soleil par an, un rythme de vie méditerranéen détendu, des soins de santé modernes à des prix très inférieurs à ceux de l’Europe du Nord ou de l’Ouest, et des options de résidence qui se sont nettement assouplies ces dernières années. Le Golden Visa a été révisé pour inclure des voies à partir de 250 000 euros sur certains projets de restauration patrimoniale, le visa pour personne financièrement indépendante a été clarifié, et un visa digital nomad a été lancé.
Pour un couple qui souhaite vivre confortablement (loyer inclus, sorties régulières, assurance santé privée), le budget réel tourne autour de 2 500 à 3 400 euros par mois selon la région. C’est attractif comparé à beaucoup de capitales européennes, mais cela suppose déjà d’avoir réglé la question fiscale : la Grèce propose une flat tax de 7 % sur les revenus étrangers pendant quinze ans pour certains profils, ce qui change radicalement la donne pour les retraités ou les rentiers.
Panama reste extrêmement compétitif avec son programme Pensionado qui offre des remises de 20 à 50 % sur les soins, les transports, les loisirs et même les factures d’électricité. La santé est excellente à Panama City, et plusieurs visas s’adaptent à différents profils (Friendly Nations, télétravail). Le budget couple se situe généralement entre 2 400 et 3 000 euros par mois, mais l’humidité tropicale et le climat très marqué ne conviennent pas à tout le monde.
Le Costa Rica continue d’attirer ceux qui rêvent de nature luxuriante et de « pura vida ». La stabilité politique, la diversité des paysages et un système de santé à la fois public et privé très raisonnable en font un choix populaire pour les familles. Le budget est très variable selon qu’on choisit la côte Caraïbe, le Pacifique ou les zones montagneuses : entre 2 000 et 3 800 euros par mois.
Portugal, malgré la hausse sensible des prix dans les zones les plus demandées (Lisbonne, Porto, Algarve), conserve une excellente santé publique, des villes très agréables à pied et le visa D7 pour revenus passifs. Attention cependant : le régime fiscal très avantageux NHR (flat tax 20 %) est en train d’être progressivement supprimé pour les nouveaux arrivants.
Le Mexique offre probablement le meilleur rapport qualité-prix global : soins de grande qualité à des tarifs très bas, communautés expatriées francophones et anglophones très implantées, et une diversité incroyable de régions. Le budget peut rester modeste (1 600 à 3 200 euros), mais la sécurité varie énormément selon les États.
L’Italie séduit par son charme intemporel et par des programmes de repeuplement dans les petites villes et villages (maisons à très bas prix, aides financières à l’installation). La santé publique est solide, mais la bureaucratie reste un vrai défi.
La France, l’Espagne, la Thaïlande et la Malaisie complètent ce top 10 avec des profils très différents : qualité de vie premium et soins de pointe pour la France, soleil méditerranéen abordable pour l’Espagne, tropiques accessibles et santé haut de gamme à prix doux pour la Thaïlande, Asie moderne, sûre et anglophone pour la Malaisie.
Un bon classement sert à ouvrir des portes, pas à prendre une décision.
Le vrai secret des expatriations qui durent dix, quinze ou vingt ans repose sur une séquence très précise.
D’abord vient la phase de clarification profonde : quels sont vraiment vos cinq ou six critères absolument non négociables ? Climat, proximité familiale, fiscalité, langue parlée au quotidien, éducation des enfants, possibilité de poursuivre une activité professionnelle, sentiment de sécurité… Il est rare qu’un seul pays coche toutes les cases à 100 %.
Ensuite arrive la construction de la stratégie globale : fiscalité internationale, impact des conventions de double imposition, conséquences sur la retraite et la protection sociale, gestion du patrimoine, comptes bancaires, immobilier, plan successoral. Beaucoup oublient l’exit tax française ou les nouvelles règles sur les comptes étrangers.
Puis vient le test terrain structuré : plusieurs séjours longs (trois à huit semaines minimum), en dehors des périodes touristiques, pour vivre le quotidien réel et non les vacances.
Enfin, une simulation financière réaliste sur cinq à dix ans, en intégrant l’évolution probable du coût de la vie, l’inflation locale, les variations de pension et les imprévus santé.
Et toujours, un plan B crédible : que se passe-t-il si le visa est refusé, si la santé se dégrade, si les enfants veulent rentrer en France, si le climat devient insupportable après deux ans ?
Le classement International Living 2026 est une source d’inspiration précieuse. Il montre clairement où se trouvent aujourd’hui les meilleurs équilibres qualité de vie / coût / facilité d’installation.
Mais transformer une belle liste en projet qui dure demande beaucoup plus que de choisir le numéro 1.
Votre expatriation réussie commence par les bonnes questions, pas par une destination.
A travers expatriation.io vous trouverez :
Parce que votre nouvelle vie mérite d’être construite avec méthode, et non improvisée sur un coup de cœur.
À très bientôt pour poser ensemble les vraies bases de votre projet.
